La jeunesse grecque et la fracture générationnelle

Διάλεξη στην Toulouse, 26 Μαρτίου 2009,

En Grèce, la mort d’un adolescent sous les balles d’un policier samedi 6 décembre 2008 a déclenché une explosion sociale jamais vue dans le pays[1]. Ce ne sont pas tant les conditions atroces de cette mort, s’apparentant davantage à une exécution, qui sont à l’origine de cette explosion mais bien l’impasse sociopolitique et économique dans laquelle se trouve la Grèce depuis quelques années déjà.

Plus particulièrement, l’une des raisons qui expliquent les événements de décembre dernier est la fracture générationnelle de plus en plus profonde qui semble marquer la société grecque, reconnue y compris par les observateurs les plus conservateurs[2]. Cette fracture entre la jeunesse et le reste de la société, ses élites, ses institutions, ses pouvoirs prend des formes multiples : fracture sociale et économique, crise du système de l’éducation, crise de valeurs, fracture médiatique.

Cette conférence a pour objectif d’explorer les raisons profondes et les effets manifestes de cette fracture générationnelle qui caractérise plus que jamais la société grecque dans ses formes multiples.

La fracture sociale

En Grèce, nombreux sont les jeunes qui se heurtent à des difficultés croissantes, dans leurs efforts d’intégrer le monde social et de s’autonomiser : chômage, précarité, problèmes de logement et de formation. Des pans entiers de cette jeunesse savent désormais qu’ils n’atteindront probablement jamais un niveau de vie comparable à celui de leurs parents. Les recettes de la politique traditionnelle ne semblent plus apporter des solutions à ces problèmes sociaux graves. Cette situation s’aggrave depuis quelques années déjà. La crise économique actuelle y contribue fortement à cette aggravation.

La Grèce est une société fortement inégalitaire. Les salaires ainsi que les retraites sont parmi les plus bas en Europe occidentale. Selon les données de la Commission Européenne publiées dans le rapport annuel de l’Institut du Travail, en 2004 la Grèce occupait l’avant dernière place sur l’échelle des salaires bruts de l’Union des 15[3]. En 2005 les Grecs avaient un revenu moyen brut de 18.751 euros par an, quasiment 10.000 euros de moins que la moyenne européenne. Et ceci alors que les prix sont désormais comparables à ceux de la France.

La Grèce est également caractérisée par une répartition des richesses très inégale puisque la part des salaires dans le produit national est faible et en constante baisse, ce qui constitue une tendance mondiale[4]. Le taux de la population en dessous du seuil de pauvreté (60% du revenu médian) est le plus élevé de l’Union Européenne (20% en 2004) avec l’Espagne. Dans la catégorie d’âge entre 16 et 24 ans le pourcentage monte à 24%. Ceci signifie qu’un quart de jeunes grecs vivent en dessous du seuil de pauvreté !

Le chômage touche presque 8% de la population (chiffre officiel). Encore une fois ceux qui en souffrent le plus sont les femmes (11,7%), les jeunes entre 15 – 29 (16,5%) et les jeunes femmes 21,1% (les pourcentages les plus élevés dans la zone euro). Mais les plus durement touchés sont les nouveaux entrants dans le marché de travail, y compris les diplômés (34% de chômage).

Un jeune diplômé sur cinq travaille dans le cadre d’un statut particulièrement développé en Grèce qui est celui de travailleur indépendant ou free-lance (σύμβαση έργου en grec), sans bénéficier ni de couverture sociale ni de cotisations retraite[5]. Ce système concerne plus particulièrement les métiers intellectuels dans le journalisme, l’édition, la communication mais touche désormais aussi les professeurs et les cadres. Ce système contribue à renforcer la pression sur les salariés dans des domaines où au contraire ils devraient avoir des garanties collectives, comme par exemple dans les médias.

Les difficultés économiques des jeunes s’aggravent également par le fait que la durée des études est de plus en plus longue, ce qui retarde d’autant leur entrée dans le marché de travail. En effet, un nombre croissant d’étudiants vont jusqu’au Master 2 car la concurrence sur le marché de travail est très forte. Avant de trouver un emploi stable, les jeunes grecs diplômés ont chacun en moyenne deux à trois expériences professionnelles par le biais de stages ou autres emploi partiels souvent non ou peu rémunérés.

Le coût de ces années entre la fin de la scolarisation obligatoire et l’entrée effective dans le marché du travail est supporté en règle générale par la famille. La contrainte économique oblige les jeunes à rester dans le domicile familial longtemps, avec les conséquences que ceci comporte pour leur vie sociale. Fonder une famille et avoir des enfants, surtout dans les grandes villes, devient de plus en plus difficile. Le mariage, quand il a lieu, intervient plus tardivement. En 1991 l’âge moyen des mariés était de 24,1 ans. Il dépasse désormais les 28,6 ans. Le taux de natalité très bas (1,3 enfants par femme contre 2 pour la France en 2008) aboutit à ce que a population grecque vieillit et que la part des jeunes diminue, ce qui comporte des conséquences dramatiques p.e. pour le système de la sécurité sociale ou les retraites.

Globalement, dans le système économique grec il semble y avoir une fracture profonde : d’un côté il y a les « adultes integrés», c’est-à-dire les personnes entre 40 et 60 ans, qui ont souvent un emploi stable, sont propriétaires de leur logement, ont constitué une cellule familiale et occupent des postes à responsabilité quand il s’agit des diplômés du supérieur. De l’autre côté, la génération de 20-35 ans, souvent très qualifiée mais dont la perspective d’intégration sociale et professionnelle est plutôt morose. Il s’agit de ce que l’on est venu à appeler génération de 700 euros[6], en référence au salaire minimum et en écho à des mouvements similaires comme la Generazione 1000 en Italie.

La crise du système d’éducation

Comme l’indique le philosophe Stathis Kouvelakis, « les inégalités « primaires », dues à la répartition inégale des richesses et de l’emploi, en Grèce sont aggravées par les inégalités « secondaires » dues à la faiblesse de l’État social, tout particulièrement dans deux domaines clés, la santé et l’éducation, gangrénés de façon chronique par la logique du profit »[7].

La Grèce consacre seulement 3,9% de son budget national dans le domaine de l’éducation, qui concerne bien évidemment particulièrement les jeunes, la moyenne européenne étant de 5%. Il n’y a que Malte et la Roumanie où un pourcentage du budget inférieur est consacré à l’éducation.

Ce manque de moyens est visible à tous les niveaux de l’école : locaux dégradés, matériel informatique et technique insuffisant, activités annexes comme la musique ou le sport réduites à leur plus simple expression, manque de personnel spécialisé (psychologues, travailleurs sociaux, infirmières etc.). L’enseignement, notamment au lycée, est entièrement tourné vers les examens généraux d’entrée à l’université (les fameuses panellinies). Du coup ce qui est privilégié est l’apprentissage par cœur, la restitution fidèle de contenus, plutôt que la réflexion critique et l’acquisition de connaissances. Selon le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) 2006[8], les élèves grecs sont parmi les derniers dans le classement de l’OCDE sur différents indicateurs comme la culture scientifique ou la maitrise de l’écrit.

Dans le même temps, la Grèce, après le Portugal, est le pays qui alloue le moins des bourses sur critères sociaux dans toute l’Europe. Elles ne représentent que 2,1% des dépenses de l’éducation. Ce qui veut dire que les inégalités liées au milieu d’origine de chaque élève se renforcent par l’Education nationale qui ne fait rien pour promouvoir ce qu’on appelle en France « l’égalité de chances ».

Au contraire, la privatisation progressive du système d’éducation grec privilégie ceux qui ont les moyens d’accéder à des cours privés de qualité, au détriment de ceux qui dépendent exclusivement de l’enseignement public. Ainsi, les dépenses des ménages allouées à l’éducation en Grèce sont parmi les plus élevées en Europe. En effet, la pression familiale et la concurrence très forte sur le marché du travail conduit à l’inflation des cours particuliers qui visent à préparer les élèves à l’entrée à l’université.

Comme le souligne Kouvelakis, « un invraisemblable univers fait d’entreprises spécialisées dans le soutien scolaire, de cours privés et d’établissements privés censés fournir des formations professionnelles, voire même des formations à prétention « universitaire » (en grande part assurées par les antennes locales d’établissements universitaires du monde anglophone, ou, en réalité, simplement agréés par ceux-ci) se substitue très largement à une éducation publique défaillante ».

L’université quant à elle souffre des mêmes maux que l’éducation nationale, auxquels s’ajoute un système clientéliste qui voit les organisations politiques d’étudiants monnayer leur soutien aux instances universitaires en échange de divers privilèges (financements occultes, notation favorable etc.). L’état de l’université publique combinée à la volonté de jeunes d’avoir une formation universitaire de qualité et un débouché professionnel satisfaisant aboutissent à un autre phénomène : l’exode massif des étudiants.

En 2006, plus de 65.000 étudiants Grecs étaient inscrits dans une université à l’étranger, dont plus de 25.000 dans la seule Grande Bretagne. Depuis, le milieu des années 90 la Grèce est le premier pays de l’Union européenne dans l’ « exportation » d’étudiants. Il existe même une « industrie » locale censée préparer les futurs étudiants à l’émigration. Une grande partie d’entre eux, une fois les études terminées s’installe dans le pay d’accueil et bien souvent s’y distingue professionnellement. Même si ce phénomène d’émigration « haut de gamme » en quelque sorte comporte des aspects positifs s’il est limité, cette fuite de cerveaux massive est catastrophique dans le long terme pour l’économie grecque mais aussi pour la société dans son ensemble.

La crise morale et l’effondrement des valeurs

La société grecque vis depuis quelques années l’effondrement des valeurs qui ont traditionnellement contribué à sa cohésion.

Le premier à avoir subi les conséquences de cette défiance a été le système politique et notamment les deux partis de pouvoir Nouvelle démocratie et Pasok. Ces deux formations politiques ont été les piliers de la transition démocratique à la fin des années 70. Dans un pays fortement politisé comme la Grèce, l’identification à l’une ou l’autre était « naturelle » pour une grande partie de la population. Surtout quand ces deux partis étaient menés par des personnalités populaires comme Constantin Caramanlis et Andreas Papandreou.

Or, depuis le milieu des années 90 on assiste à l’effondrement de la confiance des citoyens au système politique. La mise en œuvre des politiques néolibérales par la droite comme par le Pasok, les scandales à répétition, l’incapacité des partis de pouvoir d’apporter des solutions aux problèmes économiques et sociaux de la population ont conduit inexorablement à leur perte d’influence.

Le fait que l’élite politique soit endogamique, c’est-à-dire qu’elle se reproduise elle-même dans un système népotique pèse aussi sur cette état de défiance : l’actuel premier ministre Kostas Karamanlis est le neveu d’un ancien président de la République, sa dauphine dans le parti de droite Dora Bakoyianni est la fille d’un ancien premier ministre, le chef de l’opposition Georges Papandreou quant à lui est fils et petit fils de premier ministre. De nombreux jeunes députés sont fils ou filles d’anciens députés et ministres dont ils ont quasiment « hérité » les sièges.

Lors des élections de 1996 le pourcentage agrégé du Pasok et de la Nouvelle démocratie avoisinait le 80%. Les intentions de vote actuellement montrent une chute d’au moins 15 points du système bipartite, qui se répartissent entre le parti communiste, le parti de gauche alternative, les écologistes et l’extrême droite. Dans les sondages, les partis politiques arrivent derniers parmi 49 institutions en termes de confiance de la part des citoyens[9].

Cette baisse de confiance est d’autant plus forte chez les gens que les dirigeants semblent complètement ignorer des problématiques contemporaines comme la question écologique ou celle des nouvelles technologies de l’information. Les incendies de 2007 ont démontré l’incapacité de l’Etat à protéger les citoyens et les ressources naturelles du pays. Ces événements tragiques ont provoqué des manifestations spontanées et pacifiques qui avaient déjà attiré plusieurs milliers de jeunes devant le parlement en septembre 2007.

Actuellement, des mouvements écologistes regroupant essentiellement des jeunes se mobilisent à Athènes contre des projets de construction pharaoniques (centres commerciaux, parkings, immeubles de bureaux, stades) sur les derniers espace publics libres de la capitale. Pourtant, cette question fondamentale notamment pour la jeune génération ne semble pas trouver sa place dans le débat public. Les mesures dans ce sens, que ce soit au niveau des sources d’énergie renouvelables, de l’utilisation des transports en commun, du tri, de la sauvegarde du littorale etc. sont quasi-inexistants.

De la même façon, les politiques et les décideurs, à quelques exceptions près[10], semblent complètement ignorer les questions posées par la généralisation de l’usage de l’internet au niveau des nouveaux besoins réglementaires mais aussi des opportunités qu’offre la technologie numérique pour l’économie, pour l’implication des citoyens dans la vie publique, pour la transparence etc.

D’autres valeurs traditionnelles de la société grecque comme l’église, la justice ou l’armée ont également été ébranlées ces dernières années par des scandales à répétition[11]. La baisse sévère de leur côte de confiance dans les sondages en est un indicateur révélateur. La corruption est omniprésente y compris dans l’administration et les services publics. En 2008, presque un grec sur trois interrogé par les sondeurs déclare avoir été témoin d’un pot de vin[12]. Ce contexte finit souvent par convaincre les jeunes qu’ils ne peuvent progresser professionnellement ou socialement que par le « piston » et les relations bien placées.

Dans le même temps, le modèle de la consommation à outrance est mis an avant par les médias et les grandes entreprises implantées depuis le début des années 2000. Les jeunes font l’objet d’un matraquage publicitaire intense, puisqu’ils constituent un target group stratégique : ils sont les actuels et futurs consommateurs. La valeur de l’argent et celle de la réussite individuelle détrônent progressivement les valeurs traditionnelles de la société grecque comme l’honnêteté, la solidarité, le filotimo (amour propre, dignité, altruisme). D’où les conflits permanents entre les normes culturelles traditionnelles de la société grecque et les normes socioéconomiques de la mondialisation néolibérale.

Enfin, un point important à souligner également, en rapport avec la révolte de décembre, est la mise en cause par la jeunesse de l’Etat en tant que détenteur de la violence légitime par l’intermédiaire de la police. En effet, les incidents de violence policière aggravés et arbitraires se multiplient (morts et tortures d’immigrés dans des postes de police, répression accrue et disproportionnée des manifestations etc.)[13]. L’exécution du jeune Alexis Grigoropoulos n’a été que l’aboutissement de ce crescendo de violence, renforcé depuis l’accession de la droite au pouvoir en 2004. Cette tendance s’accompagne de l’impunité totale des auteurs des violences qui accroît le ressenti de la jeunesse envers la police et conduit à des réactions incontrôlables.

La fracture médiatique

Un phénomène qui comporte des incidences sociales importantes est la fracture médiatique qui semble caractériser la société grecque. En effet, celle-ci est caractérisée par un paradoxe apparent : alors que les téléspectateurs Grecs sont parmi les plus gros consommateurs de TV en Europe, en même temps, les enquêtes relatives démontrent que la population est très méfiante par rapport aux informations véhiculées par ce média.

Les données de ces enquêtes montrent que les Grecs ont une vision très critique des grands médias : dépendance accrue des intérêts économiques et politiques, concurrence effrénée à la recherche d’audience, manque d’émissions de qualité dans le domaine de la culture, du journalisme d’investigation, les reproches sont nombreux. À une écrasante majorité (plus de 80%) les Grecs déclarent ne pas faire confiance aux journaux télévisés et ne pas être satisfaits de la qualité des émissions d’information. Selon une étude de l’université d’Athènes, cette méfiance est encore plus forte parmi les jeunes. C’est la raison qui explique que, à la suite de la révolte de décembre, des jeunes ont occupé tour à tour des stations de radio et des chaînes de télévision en signe de protestation contre la couverture médiatique partiale des événements.

Pour ce qui est de l’usage de l’internet, la fracture numérique est avant une fracture générationnelle. Chez les 18-24 ans le taux d’utilisation de l’internet est de 67,1%, alors qu’il est de 20,6% chez les 45-54 ans, et seulement de 9,2% chez les plus de 55 ans. En effet, l’internet hellénophone se développe très rapidement. Une information alternative s’organise et se diffuse en ligne opposition aux médias dominants qui, pour la première fois, sont privés de leur monopole sur les moyens de formation de l’opinion publique. Les blogs, sites militants, webzines, plateformes participatives et autres dispositifs innovants sont mis en contribution par les jeunes utilisateurs afin de produire une information citoyenne.

Dans le même temps, la télévision demeure pour une frange très importante de la population, notamment auprès des personnes âgées et des classes populaires, l’unique source d’information. Le résultat, est que cette fracture médiatique contribue à accentuer l’incompréhension croissante qui caractérise les relations qu’entretient la jeunesse avec le reste de la population.

Conclusion

Les tendances que je viens de décrire ne sont pas exclusives à la Grèce. Plutôt elles se trouvent à des degrés variés dans tous les pays européens, y compris en France. Ce n’est pas un hasard si les émeutes grecques ont été suivis immédiatement par des incidents similaires, quoi que moins massifs, dans plusieurs pays comme la Lettonie, la Bulgarie, la Lituanie et même les Etats-Unis. A Tours, le 7 mars dernier, une fête improvisée organisée via Facebook a fini en bataille rangée entre plusieurs centaines de jeunes et la police, qui a paralysé le centre ville pendant plusieurs heures. A moins d’être complètement coupé des réalités sociales, personne ne peut contester que des tels explosions de violence ne sont en fait que l’épiphénomène d’une fracture générationnelle et sociale plus profonde à laquelle il est urgent d’apporter des réponses.


[1] Valia Kaimaki, « « Aux banques ils donnent de l’argent, aux jeunes ils offrent… des balles », <>

[2] Michel Arnaud, Grèce : les émeutes et après ?

[3] Kathimerini, « Grèce : une vie de labeur pour un salaire de misère », 7 novembre 2005 .

[4] Michel Husson, La baisse tendancielle de la part salariale, 23 septembre 2007

[5] Μαρία Καραμεσίνη κ.α (2008), Η Απορρόφηση των Πτυχιούχων Πανεπιστημίου στην Αγορά Εργασίας: Πανελλαδική έρευνα στους αποφοίτους των ετών 1998-2000, Οριζόντια Δράση Υποστήριξης Γραφείων Διασύνδεσης Πανεπιστημίων, Αθήνα: Διόνικος.

[6] <>

[7] Stathis Kouvelakis, « La Grèce en révolte, 14 décembre 2008 <>.

[8] Environ 300 000 élèves de 57 pays ont participé au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) 2006. Le PISA permet d’évaluer leurs compétences dans trois domaines : la culture mathématique, la compréhension de l’écrit et la culture scientifique.

[9] Public Issue, Εμπιστοσύνη στους Θεσμούς, 2008, <>

[10] Par exemple l’eurodéputé social-démocrate Stavros Lambrinidis, <>

[11] Un cas assez exceptionnel est celui du scandale immobilier autour du Monastère Vatopedi. Voir à ce sujet Alexia Kefalas, Scandale immobilier à Athènes,

[12] Public Issue, Εθνική Έρευνα για τη Διαφθορά στην Ελλάδα – 2008, <>

[13] Gazmend Kaplllani et Jeta Xharra, Grèce : violences policières contre les immigrants, <> et Angélique Kourounis, Les policiers tortionnaires grecs en vidéo, <>

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